« Le changement climatique est bien réel, nous le vivons tous les jours », c’est le message lancé par tous les intervenants ayant pris la parole à l’occasion de cette première journée d’atelier de formation autour des enjeux du genre et du changement climatique dans les médias, le vendredi 19 juillet 2019, dans les locaux du collège Catts-Pressoir à Port-au-Prince.

Cet atelier de formation est organisé par UNITE Caribbean, une agence caribéenne de conseil en développement et coopération régionale,  en partenariat avec l’ONG PANOS Caraïbes, et l’association des journalistes environnementaux ACLEDD –Action pour le Climat, l’Environnement et Développement Durable – en vue d’accroitre la capacité des journalistes à mieux comprendre les enjeux du changement climatique et couvrir les enjeux du changement climatique auprès des populations les plus vulnérables et plus particulièrement les femmes.

Le public participant à cet atelier de formation de deux jours est composé essentiellement de journalistes -haïtiens et étrangers-, d’étudiants en communication sociale et en journalisme ainsi que des représentantes d’organisation féminine.

Après le discours d’ouverture, tenu par M. Laurent Bonneau, le responsable de la coopération à l’ambassade de France en Haïti, les participants ont été entretenus par le professeur Raoul Vital, autour de la réalité des changements climatiques, leurs impacts sur les différents secteurs et les orientations stratégiques pour la lutte contre les changements climatiques en Haïti.

Selon le professeur Vital, en Haïti les changements climatiques affectent principalement trois secteurs : l’agriculture ; le tourisme et la santé. « Et pour lutter contre ce phénomène deux champs d’actions sont possible : l’adaptation et l’atténuation », conclut Monsieur Vital.

Son intervention a été suivie par des témoignages des journalistes de Sainte-Lucie et de la Dominique, qui échangeaient avec les autres participants  sur les interventions de ces deux pays dans la lutte contre les changements climatiques.

Parmi les nombreux panelistes, les femmes n’ont pas été écartées. Il y a eu Valentina Morency qui a abordé l’aspect genre dans les changements climatiques, en mettant l’accent sur l’invisibilité de la femme dans ce débat. En outre, Mme Vaval Etienne, directrice du collège Catts-Pressoir a présenté l’approche adoptée par son école dans l’adaptation et la résilience au changement climatique.

Le dernier intervenant à clore les débats pour cette première journée de formation a été Jean Pharès Jérôme, professeur de journalisme à l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) et assistant secrétaire de rédaction au quotidien Le Nouvelliste, qui a abordé la question stratégique de comment les médias peuvent aider dans la lutte contre les changements climatiques.

L’ensemble de ces interventions, les unes plus intéressantes que les autres, agrémentées par des échanges entre les participants, ont constitué l’essentiel du programme de cette première journée de formation qui prendra fin le dimanche 21 juillet, avec une visite de terrain prévue à la réserve écologique de Wynne Farm située dans la commune de Kenscoff.

Vitania LOUISSAINT

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